Suivant une recommandation adressée au Luxembourg par le Comité Européen du risque systémique en 2016, le Gouvernement luxembourgeois prépare un projet de Loi afin de réduire les risques bancaires liés au surendettement des ménages vis à vis de l’immobilier. En effet, dans un rapport datant novembre 2016, le CERS s’inquiète d’une certaine vulnérabilité́ de l’immobilier résidentiel au Luxembourg ainsi que dans 10 autres pays européens. La mission, qui a été confiée à la commission de surveillance du secteur financier (CSSF), fait déjà l’objet d’un débat en suscitant quelques inquiétudes, notamment au niveau de la Chambre de commerce et de l’Association des Banques et Banquiers. Ces deux institutions s’inquiètent, que la réduction des risques, synonyme d’accès plus contraignant aux prêts immobiliers (taux d’endettement des ménages abaissé et réduction de la période d’endettement), entrave le marché de l’immobilier, l’accès à la propriété et l’économie luxembourgeoise.

Si la Chambre de Commerce reconnait bien la réalité de l’endettement élevé des ménages, elle relativise son importance sur 3 points :

Le secteur bancaire luxembourgeois apparait extrêmement bien capitalisé en comparaison internationale, le cinquième rang au sein de l’Union européenne et nettement au-delà̀ de la moyenne de l’Union européenne (soit 16%). Le secteur bancaire luxembourgeois semble donc être tout à fait en mesure de faire face à des chocs économiques importants, qu’ils émanent ou non du marché immobilier.

2-  L’importance de l’augmentation de la dette des ménages est à relativiser compte tenu du fait que les actifs des ménages ont aussi augmenté.

3-  Il ne s’agit pas d’une « bulle immobilière ». L’augmentation des prix de l’immobilier (+30% entre 2006 et 2016) est principalement liée au dynamisme de l’économie luxembourgeoise et d’une immigration nette particulière soutenue.

En conclusion, la Chambre de commerce, invite le Gouvernement luxembourgeois à faire preuve de prudence et d’analyse dans la mise en œuvre d’actions limitant l’accès au crédit immobilier ce qui aurait pour conséquence un impact négatif sur l’économie de Luxembourg.

Ce projet loi pourrait également créer un effet néfaste en permettant davantage à ceux qui en ont les moyens de concentrer un part plus important du marché de l’immobilier. Pour garder son dynamisme, le marché luxembourgeois de l’immobilier a besoin de que l’accès à la propriété soit ouvert au plus grand nombre.

Mainstreet / Bridel

 

Ce mercredi 23 janvier 2019 sera le dernier jour de l’exposition d’art de Christiane Bley.

Pour que vous puissiez encore découvrir les œuvres de la série „Citylights“ de l’artiste Christiane Bley, nous co-organisons une soirée de clôture avec le Wine bar & shop 14 degrés and More, qui vous fera découvrir pour l’occasion une sélection de ses vins fins en exclusivité avec la possibilité de les commander à prix réduit.

Lors de cette soirée vous aurez donc la possibilité de voir une très belle exposition et de découvrir des vins de caractère en exclusivité.

A propos de 14 degrés and More: Bar à vins et épicerie fine du Boulevard Royal, son fondateur Patrizio Maggio, souhaite apporter le fruit de l’extraordinaire diversité des terroirs sur lesquels se perpétue le culte d’une certaine excellence. Patrizio s’est naturellement penché sur des produits d’exception. Créés avec passion et produits en quantités limitées, ses vins sauront vous surprendre par leurs différences et leurs goûts en marge des normes conventionnelles. Son ambition est de toujours donner la parole aux vignerons et aux artistes en prônant les interactions entre le vin et la culture, et leur permettre de se faire connaître par des amateurs et passionnés comme lui;  » UNE TERRE, UNE HISTOIRE, UNE PASSION. » Un vin unique. Un vin riche de saveurs. Un vin gorgé de soleil. Un vin exclusif… un vin à 14° sinon rien »

A propos de l’exposition : Christiane Bley est une artiste de Bridel qui a exposé à de nombreuses reprises au Luxembourg. Son exposition qui se tiendra jusqu’au 23 janvier 2019 dans les locaux de Mainstreet Real Estate soutient largement l’association caritative Trauerwee en lui reversant 50% du bénéfice des ventes. Elle expose de sublimes peintures de la série « Citylights » aux coloris vifs et éclatants. Ses tableaux dévoilent, au travers un assemblage de couleurs sous formes diverses, des vues aériennes qui évoquent des silhouettes de maisons.  

L’entrée est gratuite.

Merci de vous inscrire en nous envoyant un mail à events@mainstreet.lu

Mainstreet Real Estate

 

L’artiste Christiane Bley, qui expose actuellement dans nos locaux à Bridel, a décidé de re-verser 50% des bénéfices de ses ventes à l’association caritative Trauerwee. Nous avons donc voulu en savoir plus en allant rencontrer directement au siège de leur association de Tétange, les deux fondatrices, Simone Thill et Christiane Rassel.

Mainstreet tient à remercier l’association Trauerwee pour sa disponibilité à répondre à nos questions.

Les fondatrices, Simone Thill et Christiane Rassel lors du vernissage de Christiane Bley, le 5/12.

***

1-Expliquez-nous-en quoi consiste l’association ?

Notre association accompagne des enfants et des jeunes frappés par la perte d’un proche. Nous leur proposons un espace protégé où ils peuvent rencontrer d’autres enfants ou jeunes ayant vécu des expériences similaires. Grâce à l’échange et à l’expression de leurs senti-ments, ils apprennent à vivre avec la perte de l’être cher et à faire face à leur souffrance.

2-Comment vous est venue l’idée de cette fondation ?

La vie en fait. Nous sommes toutes les deux passées par la perte cruelle d’un être proche et à l’époque, nos enfants souffraient énormément. Cette souffrance a souvent été alourdie par les réactions des autres. En effet, lorsque vous rencontrez un enfant qui a perdu un être cher, vous ne savez pas quoi dire. Cette situation est souvent difficile à vivre pour un enfant. Nous nous demandions pourquoi il n’était pas possible d’aborder le deuil plus normalement, pourquoi ce sujet devait être toujours tabou. On a beaucoup parlé ensemble, et on s’est dit qu’il devrait exister un endroit où des enfants qui ont aussi traversé une lourde épreuve, pourraient se rencontrer pour partager leur expé-rience sur le sujet.

3-Comment en êtes-vous venues à créer cette fondation ?

Ce genre d’association existe dans d’autres pays comme l’Allemagne et la France et nous nous sommes dit qu’il fallait aller se former auprès d’elles. Nous avons ensuite suivi un premier séminaire de deux jours en Allemagne qui nous a confirmé dans notre choix. Ce séminaire nous a donné envie d’aller plus loin dans notre formation. C’est ainsi que nous nous sommes formées en tant qu’accompagnatrices d’enfants en deuil, une formation di-plômante que nous avons effectuée à Munich. Ensuite, nous avons été à Paris à la rencontre de la fédération européenne « vivre son deuil » qui a pour objectif de soutenir les activités des différentes associations et de coordonner le soutien et l’aide aux personnes en deuil. Il faut savoir que si le sujet est toujours tabou en France et en Allemagne, ils sont néanmoins plus avancés qu’au Luxembourg.

4-Combien de temps cela vous a pris pour mettre votre concept en place ?

La préparation a duré environ deux ans avec les formations et la mise au point du concept. Il nous a fallu développer notre propre concept parce que ce qui fonctionne en France ou en Allemagne, ne fonctionne pas forcément au Luxembourg et vice et versa. Nous avons donc fait le choix de nous inspirer des deux pays en créant notre propre manière de faire. Par exemple, nous avons opté pour des groupes ouverts permettant à des gens récemment tou-chés par le deuil de rejoindre un groupe d’enfants déjà en place. Au fil du temps, nous nous sommes rendu compte que c’était très bien d’avoir des groupes ouverts, et que les enfants qui sont récemment touchés puissent partager avec les plus an-ciens.

5-Comment vous financez-vous ?

Nous avons été dès le départ, soutenues financièrement par la fondation Losch. En plus, de la commune de Kayl, Tétange met à notre disposition une partie de la maison « Régine » à Tétange. Nous avons eu énormément de chance car sans l’aide de la commune et de la fon-dation, nous n’aurions pas pu commencer. Nous recevons régulièrement des dons de personnes privées, des actions caritatives, des entreprises, sans lesquels il serait difficile pour notre asbl de survivre.

6-Comment cela se passe-t-il concrètement ?

Nous organisons un premier entretien avec les parents et les enfants. Les enfants sont les acteurs principaux, ce qui signifie que nous ne les mettons jamais à l’écart. Nous invitons ensuite les enfants à venir participer à un premier atelier. Il est important que leur présence ne soit pas une décision influencée par les parents. Le deuil est quelque chose que nous devons travailler sans psychologue, car c’est quelque chose de naturel, une réaction de notre corps. Nous acceptons les enfants à partir de quatre ans et nous séparons les frères et sœurs en différents groupes afin d’éviter l’influence de l’un sur l’autre. Au niveau des ateliers, les enfants travaillent leur deuil via des activités créatives, des livres. La nature et les animaux sont des sujets via lesquels on peut très bien joindre les enfants dans leur deuil. Nous utilisons par exemple un calendrier où sont notées, la date de décès et la date de naissance de la personne décédée. A chaque date d’anniversaire, nous allumons une bougie pour faire une demi minute de silence ensemble. C’est impressionnant de voir comment les enfants ont un lien naturel et spontané avec les sujets de la mort et du deuil. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à parler de leur drame respectif de manière très crue.

7-Pourquoi est-ce toujours un sujet tabou ?

Lorsqu’un deuil survient dans une famille, il est difficile de savoir gérer la tristesse des autres, de savoir quoi dire. On se sent gêné car on ne sait pas si l’on doit affronter le sujet ou pas. Du coup, celui qui souffre, souffre également du fait que les autres n’osent pas en parler avec eux. Les enfants souffrent alors parce qu’ils sentent que les adultes les regar-dent différemment et cette gêne blesse encore davantage les enfants. Le plus facile est donc de vouloir continuer à faire comme si rien ne s’était passé En fait, nous étions très préoccupées par le fait que dans les écoles, souvent mais pas tou-jours, les instituteurs ne savaient pas quoi dire aux enfants. On s’est alors dit qu’il fallait essayer de communiquer davantage avec les écoles. Grâce à l’IFEN (Institut de Formation de l’Education Nationale) , nous avons réussi à donner des formations pour les enseignants de l’enseignement secondaire. En fait, l’école ne faisait pas partie de notre plan mais c’est finalement devenu important pour nous.

8-Quels sont vos projets pour l’avenir ?

A partir de décembre 2018, nous engagerons une psychologue en free-lance car c’est à ce niveau-là que nous devons évoluer. En effet, il ne sert pas à grand-chose d’essayer de traiter le traumatisme engendré par le deuil si nous ne traitons pas également d’autres problèmes d’ordre familial. Nous devons réfléchir à une approche plus globale et c’est pour cela qu’une psychologue va nous faire progresser en intervenant au sein des familles. Nous avons également un autre projet qui consiste à créer un forum de discussion pour que les adolescents puissent échanger entre eux de manière anonyme. Nous avons effective-ment quelques difficultés à organiser un suivi régulier avec les adolescents qui ont du mal à être assidus aux ateliers. Les ateliers sont davantage faits pour les plus jeunes et il nous a donc fallu trouver d’autres moyens d’aider nos adolescents. Par exemple, nous avons orga-nisé un « escape game » avec un groupe d’adolescents car cela correspond à leur besoin de se rencontrer ensemble sans contrainte, autour d’un événement qu’ils apprécient.

Merci pour cet entretien.

Nous avons eu l’honneur d’organiser le vernissage de Christiane Bley, une artiste de Bridel qui a exposé à de nombreuses reprises au Luxembourg. Ce vernissage marque ainsi le début de son exposition qui se tiendra jusqu’au 23 janvier 2019 et qui soutient largement l’association caritative Trauerwee en lui reversant 50% du bénéfice des ventes.

4 tableaux ont d’ailleurs été vendus lors de ce vernissage qui a attiré une cinquantaine d’invités, réunis autour d’un verre de l’amitié.

Merci encore une fois à tous de votre présence et de votre bonne humeur.

Nous vous invitons maintenant à venir dans nos locaux de Bridel afin de découvrir des peintures sublimes aux coloris vifs et éclatants. L‘exposition montre des œuvres de la série „Citylights“ qui dévoilent, au travers un assemblage de couleurs sous formes diverses, des vues aériennes qui évoquent des silhouettes de maisons.  

Cette exposition vous transmettra vivacité et bonne humeur.

Le tout premier vernissage organisé dans nos locaux a eu lieu et cela a été un très beau succès !

Les deux artistes, Lene Rudolph et Anna de Michele ont effectué leur vernissage conjoint dans nos locaux et le public a chaleureusement répondu présent.

Après des semaines de travail pour rendre cette exposition possible, nous étions enfin prêts pour la première d’une longue série qui devrait durer toute l’année.

Cette exposition, qui est maintenant ouverte au public, marque ainsi le départ de l’exhibition permanente qui se tiendra dans nos locaux.  Nous ne faisons que prêter nos murs et un peu de notre temps à la mise à disposition gratuite d’une tribune pour ces artistes qui n’ont pas toujours la possibilité d’exposer et de vendre leurs œuvres. Elle se base également sur un principe simple : nous ne demandons rien, en échange de quoi une partie de l’argent généré par les ventes doit aider une association caritative. Au choix de l’artiste.

Pour cette occasion nous avons choisi de supporter l’association caritative Trauerwee qui accompagne les enfants et adolescents dans leur deuil et les aide à accepter du mieux possible leur nouvelle situation. Les responsables de cette association, Madame Simone THILL-CLAUS et Madame Christiane RASSEL, étaient présentes lors de ce vernissage. Nous les en remercions.

Lors de ce vernissage, le public a eu la joie de découvrir les oeuvres de deux artistes talentueuses mais encore peu connues. Il s’agit de Lene Rudolph, une artiste danoise qui vit depuis de nombreuses années au Luxembourg, son pays d’accueil et de Anna De Michele, une artiste native du Luxembourg, dont les influences culturelles sont fermement enracinées du côté de l’Italie d’où elle est originaire. Venez découvrir leur exposition qui se tiendra jusqu’au 30/11.

Prenons déjà rendez-vous pour la deuxième exposition et son vernissage du 5/12.  

Nous vous donnons maintenant rendez-vous pour notre deuxième vernissage qui aura lieu le 5/12, toujours dans nos locaux de Bridel. Ce vernissage marquera le début de l’exposition de Christiane Bley-Seiwert qui est passionnée par la peinture depuis sa jeunesse et qui adore utiliser des coloris vifs et éclatants. Elle aime donner du relief à ses tableaux à l‘aide de collages ou de matériaux divers, comme le sable, le plâtre, le bitume, le papier de soie ou encore la laque.

Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire en nous envoyant un mail à events@mainstreet.lu

Au plaisir de vous rencontrer très bientôt.

Entretien avec Monsieur Gilles Hempel, directeur de l’Agence Immobilière Sociale (AIS)
À la suite de la publication d’un article sur le site de l’Essentiel le 21 septembre dernier et relatant du projet de l’AIS de créer des logements sociaux à base de modules de chantier, Mainstreet a voulu en savoir un peu plus sur ce projet.
Nous avons donc pris rendez-vous avec Monsieur Hempel, afin d’organiser une rencontre dans les locaux de l’AIS. Elle s’est tenue le 27/9. 

Mainstreet tient à remercier Monsieur Hempel pour sa disponibilité à répondre à nos questions.

***

-Bonjour Monsieur Hempel, expliquez-nous ce que fait l’AIS ?

« Globalement l’AIS réaffecte les logements inoccupés en logements sociaux. Nous sommes une agence immobilière à caractère social dont le but est de trouver un logement pour tous ceux qui n’ont pas les revenus suffisants pour se loger décemment au Luxembourg. L’AIS est un département de la Fondation pour l’Accès au Logement qui est conventionné avec le Ministère de la Famille, le Ministère du Logement et plus que la moitié des communes du pays. 
Nous avons démarré en 2009 et nous gérons aujourd’hui un parc de 520 logements. Malheureusement, cela n’est pas suffisant car nous avons quand même 1200 ménages en attente d’un logement social. Pourtant, nous estimons que le nombre de logements inoccupés se situe entre 10 000 et 20 000 unités. »

-Pourriez-vous nous expliquer en quoi consiste ce nouveau projet ?

« L’idée est de transposer ce que nous faisons aux terrains constructibles mais inoccupés depuis un certain temps. Ces terrains forment des « trous » entre les maisons parce que l’urbanisation s’est faite tout autour en laissant des places inoccupées. Ce sont ces fameux Baulücken, que les propriétaires préfèrent garder au sein de la famille.  Selon une étude du LISER, nous estimons qu’il y a environ 1000 hectares de ces Baulücken, ce qui est énorme. Nous nous sommes dit qu’il serait alors intéressant de louer ces terrains inoccupés à leurs propriétaires mais en y posant des modules habitables. »

-Comment faire pour convaincre les propriétaires de vous laisser leurs terrains ? 

« En fait, il ne s’agit pas de construire sur leurs terrains. Nous ne toucherons pas à leur terrain et le propriétaire pourra le récupérer tel quel à la fin d’un bail de 5 ans minimum. Le projet consiste simplement à poser des modules habitables sur ces terrains. Ces modules seront ensuite déplacés sur un autre terrain quand le propriétaire aura décidé de récupérer son bien. »

-Quel sera l’intérêt pour ces propriétaires de Baulücken ?

« Les propriétaires de ces « Baulücken » ont la possibilité de les vendre ou de construire dessus, mais ils ne le font pas, préférant les laisser tels qu’ils sont. Un tel terrain vaut de l’or car sa valeur augmente entre 5% et 7% chaque année, ce qui est supérieur aux rendements bancaires proposés. Les propriétaires préfèrent donc les garder dans la famille. Nous leur proposons, en plus de la valorisation naturelle que prend le terrain chaque année, de leur verser un petit loyer pour occuper le terrain. Pour le moment, ces terrains ne leur rapportent rien mais avec notre projet, ils pourront toucher un petit loyer tout en se mettant à l’abri d’une taxe éventuelle de non-occupation. En outre, les propriétaires n’auront plus besoin d’entretenir leur terrain puisque nous nous en occuperons. »

-A quoi ressemblent ces containers ? 

« Ils sont sur base de containers de chantier. C’est là où l’ingénieur, l’architecte a généralement son bureau. Ils ont vocation à être déplacés sur d’autres chantiers et sont donc faits pour être transportables et s’emboiter les uns aux autres. En outre, puisqu’ils n’ont pas besoin de fondation, nous n’avons pas besoin de transformer le terrain pour les poser dessus. Il faudra juste que le terrain ne soit pas trop pentu. Nos containers de chantier sont initialement conçus pour y être habités; ils ont des fenêtres, des douches, des toilettes, et cela ne demande pas un travail extraordinaire pour les transformer en appartement. Nous proposerons 2 appartements avec à chaque fois 1 salon et 2 chambres. Il y aura 62 m2 habitables ce qui fait 4 modules dont 1 module pour la terrasse. Croyez-moi on sera très à l’aise dedans. Les modules seront isolés au même titre que pour une maison et respecteront les normes en vigueur au Luxembourg en matière énergétique. »

-Qui va s’occuper de transformer ces containers ?

« Je suis tombé par hasard sur quelqu’un qui travaille chez Polygone et qui m’a expliqué le système des containers de chantier. Je lui ai demandé s’il pensait que ces containers pouvaient être détournés de leur usage et m’a répondu qu’en théorie oui. Nous avons donc approfondi l’idée et nous sommes allés voir un architecte. L’idée a germé à partir de là. Nous allons continuer à travailler en partenariat avec Polygone, une entreprise luxembourgeoise spécialisée également dans la mise à disposition de containers de chantiers et qui ont développé le produit fini en collaboration avec le bureau Banice Architectes. Ce sont eux qui vont nous les préparer et nous les livrer. Le produit est déjà prêt et il peut être livré en 6 semaines seulement. Les containers seront aménagés puis habillés de l’extérieur de manière à ne rien laisser paraître d’un container. L’objectif est de faire croire qu’il s’agit d’une maison classique. » 
Vous pouvez déjà en visiter un au travers notre animation 3D : 
https://twinlinker.com/share/uW6gmhvb0zeUPK6aEIZoj5Fd-vNKEQS79aCrX_2oA3zICFCZ8x37MvvZ4Jv3qzEH

-Est-ce que ces containers ne seront pas trop distinctifs ?

« L’enjeu pour nous est de ne pas stigmatiser les occupants en laissant paraître qu’il s’agit d’une maison à destination sociale.  C’est ce que nous avons toujours essayé de faire au travers de nos logements sociaux. Nous aurions pu proposer de louer les terrains pour y mettre des caravanes ou des tentes mais cela aurait stigmatisé les occupants. Nous tenons absolument à ce que les occupants aient du confort et aient envie d’y vivre, aussi parce que ce type d’habitation se mariera très bien à son environnement urbanistique immédiat. Si nous voulons réussir, il faut également que le voisinage soit d’accord. C’est pourquoi, nous tenons à ce que l’habillement extérieur puisse ne pas permettre de le distinguer d’une habitation classique. On pourra habiller les containers comme on le souhaite, de crépis blancs, de bois, et s’il existe l’obligation d’un toit incliné, on pourra y mettre un chapeau qui ressemblera à un toit. »

-Savez-vous si ce genre de projet existe à l’étranger ?

« Non, pas tel que nous l’avons imaginé. Vous n’avez pas cette problématique et ces conditions de marché de l’immobilier ailleurs. Bien entendu, vous pouvez trouver des logements modulaires ailleurs, surtout en Allemagne ou aux Pays-Bas mais cela se fait plutôt avec des containers maritimes, ce qui est moins flexible. Pour notre projet, nous avons cherché quelque chose de plus léger que l’on puisse prendre puis déplacer.  Il nous fallait trouver une solution qui ne soit pas trop intrusive et qui nous donne de la flexibilité et du confort de vie pour nos familles. »

-Que manque-t-il au projet pour démarrer ?

« Malheureusement, il existe un vide juridique pour ce genre de projet. Il n’y a rien qui dit que nous pouvons le faire mais rien non plus qui dit le contraire. Avant de commencer, il nous faut d’abord discuter avec les autorités compétentes afin de bien définir un cadre législatif autour de ce projet. Pour le moment, la législation ne le prévoit pas. C’est pourquoi, nous sommes en train de voir avec nos juristes et les urbanistes du Ministère du Logement pour voir comment la législation pourrait encadrer ce genre de projet. Nous sommes déjà en négociation avec quelques propriétaires mais il faut d’abord que l’on puisse résoudre quelques contraintes au niveau des règlements des bâtisses. Il y a encore trop d’incertitudes à ce niveau-là.  Il y a cependant une forte volonté de la part de l’État d’avancer sur ce projet. Sur le plan fiscal, nous espérons que nos discussions aboutiront sur les mêmes avantages que pour les logements sociaux qui donnent une exonération fiscale de 50%. Nous sommes également en discussion sur ce terrain-là bien que cela soit moins important que pour les revenus d’un loyer sur un logement social. »

-Comment vous projetez-vous dans l’avenir ? Avez-vous des chiffres ?

« Non, nous n’avons pas de chiffres. Ce que nous souhaitons faire avant tout, c’est un projet pilote afin de montrer qu’il y a quelque chose de nouveau dans ce pays. Notre premier objectif est celui de lancer la première idée pour démontrer que c’est un bon moyen pour lutter contre la pénurie de logements au Luxembourg. Il y a un potentiel énorme mais ce n’est pas notre objectif de vouloir exploiter les 1000 hectares disponibles. Nous sommes et resterons une fondation avec une utilité publique et notre ambition ne peut pas être celle de prendre la plus grande part du marché. On verra en fonction du besoin et de nos possibilités. » 

-Comment savoir s’il y a des avancées ?

« Par notre biais. Il s’agit de notre projet avant toute chose et nous collaborons en étroite collaboration avec le Ministère du Logement avec qui nous sommes conventionnés. Nous vous tiendrons au courant mais vous pourrez également voir des informations à ce sujet publiées sur notre site. Je trouve cela très bien qu’une agence immobilière s’intéresse à nous et notre projet. Ce n’est pas toujours le cas. »

-Mainstreet « Merci. Chez Mainstreet Real Estate, les tendances de marché et tout ce qui fait que demain nous vivrons différemment nous intéressent. Votre projet fait clairement partie d’initiatives qui apportent une nouvelle façon de vivre au Luxembourg. Même si cela ne restera peut-être qu’une niche, elle a l’avantage de faire bouger les mentalités. Je trouve que ce projet est intéressant à suivre pour une agence immobilière car ce projet intéresse beaucoup de gens.

Vous êtes peut-être en train de développer un concept en Europe. Cela dit, cette manière de vivre, peut également se faire au travers d’une initiative privée. Un marché pourrait voir le jour. »

***

Propos recueillis par Jérôme Vacca, service de communication de Mainstreet Group.

 

 

Vente exclusive par Mainstreet Real Estate

Mainstreet Real Estate est fière de présenter ce magnifique projet résidentiel développé par la Compagnie de Construction Luxembourgeoise, CDCL.

Sur les hauteurs de Kopstal, se construira un très beau projet résidentiel passif haut de gamme à 9 unités, dont 3 maisons unifamiliales et 3 maisons bi-familiales.

Les Oseraies de Kopstal tirent leur nom de l’histoire même de la ville de Kopstal qui fut choisie en son temps par les établissements des Champagnes Mercier. Ce nouveau projet domine ainsi la belle vallée «Weidendall» où Mercier s’établit pour donner naissance à l’industrie de la vannerie dont l’histoire est intimement liée.

Implanté sur les hauteurs de Kopstal, ce projet offre une vue exceptionnellement dégagée sur la vallée de Kopstal et bénéficie des dernières technologies. Profitez de la proximité vers le centre-ville, sans renoncer à l’espace et à la liberté. Située à 10 minutes du centre-ville de Luxembourg, la commune de Kopstal se montre sous son meilleur jour : grâce au bois « Bambësch », haut lieu du sport et des loisirs, la nature est juste devant votre porte. En parfaite harmonie avec le cadre naturel, l’architecture sobre et moderne permet une exploitation optimale de l’espace et des perspectives intelligentes tout en préservant l’intimité de chacun. Cette sensation de liberté vous accompagne aussi à l’intérieur grâce à des fenêtres panoramiques du sol au plafond, des volumes généreux et des détails d’aménagement harmonieux.

Le soin apporté à la construction et la qualité des matériaux assureront un confort inconditionnel aux futurs résidents, dans le respect des exigences strictes en termes d’économies d’énergie et de bonne gestion des ressources.

Cette très belle construction à l’architecture contemporaine offrira à ses résidents un accès privilégié à une nature verdoyante et pourtant si proche de la ville.

Ses résidents pourront apprécier une tranquillité d’esprit presque inégalée au Luxembourg.    

https://spark.adobe.com/page/icF1Dfu6Yfd1Y/

Le projet d’exposer de l’art dans nos locaux est sur le point de se concrétiser. Rendez-vous le 25/10!

Au premier abord, cela peut sembler un peu incongru de la part d’une agence immobilière de vouloir exposer de l’art. A y regarder de plus près, il y a une certaine logique à le faire. Il y a 4 ans, Mainstreet reprenait les locaux d’une ancienne galerie d’art, dont l’agencement particulier avait été conçu prioritairement pour exposer de l’art. L’agencement des locaux nous avait tellement plu que nous l’avons gardé tel quel depuis lors. Mais l’idée de faire revivre la galerie d’art ne nous avait jamais traversé l’esprit. Jusqu’à aujourd’hui.

En effet, pendant toutes ces années les salles du bas servaient à exposer plutôt des parquets et des fenêtres que des tableaux. Il y a quelques mois nous avons voulu faire place nette en nous débarrassant de tous ces objets devenus encombrants et, c’est là que nous avons retrouvé la salle originelle, telle qu’elle se présentait à l’époque de la galerie.

C’est en recherchant un nouveau souffle et une nouvelle décoration à nos locaux que l’idée d’exposer des tableaux a émergé pour ensuite devenir un projet très concret. Bien entendu, Mainstreet ne devient pas ni une galerie, ni un marchand d’art pour autant ; nous restons bel et bien une agence immobilière que nous tenons à faire progresser. Mais nos divers contacts dans le monde de l’art, nous ont fait réaliser qu’il existait un réel besoin d’exposer pour beaucoup d’artistes locaux talentueux mais méconnus. Nous avons donc décidé de prêter nos murs et un peu de notre temps à la mise à disposition gratuite d’une tribune pour ces artistes qui n’ont pas toujours la possibilité d’exposer et de vendre leurs œuvres.

Evidemment, il ne s’agit pas de nous prendre pour une vraie galerie, ni de faire de concurrence à d’autres exposants ou experts d’art, nous n’avons pas cette ambition mais, nous avons bien celle de motiver toute notre équipe à cette coopération qui nous enthousiasme déjà beaucoup.

Et quoi de plus agréable que de travailler dans des bureaux décorés par des artistes ?  

Rendez-vous au 25/10/2018, date de lancement du projet où seront exposés 2 artistes peintres féminins. Il s’agit de Luna Rudolph une artiste danoise qui vit au Luxembourg, qui dessine, peint, et fait de la photographie depuis son plus jeune âge. L’autre artiste s’appelle Anna de Michele qui est une artiste luxembourgeoise pleine de talent. 

Nous vous les présenterons toutes les deux dans notre prochaine newsletter et sur notre compte facebook.

Regard sur un mouvement architectural qui devrait changer notre manière de vivre en ville.

Un peu partout de nouveaux projets architecturaux voient le jour avec l’ambition de laisser la nature prendre le dessus sur l’architecture. « Intégrer un maximum de verdure au coeur même des centres urbains c’est l’une des priorités affichées par les plus grandes villes du monde aujourd’hui confrontées à une urbanisation démesurée ». (Echo-logis)

Alors que la population humaine continue de croitre dans nos villes et que la superficie mondiale des forêts continue de diminuer, des architectes, des investisseurs publics et privés, se mettent à réfléchir ensemble à compenser cette perte de nature en installant de nouveaux projets architecturaux en plein cœur de nos villes. Cela s’appelle le verdissement vertical ou l’Eco-conception urbaine.

Elle tend à rendre la ville supportable par la nature et l’environnement urbain supportable par l’Homme. Elle tend également à résoudre le problème de l’étalement urbain qui gaspille du sol, demande de l’investissement pour l’entretien d’infrastructures couteuses, encourage l’utilisation de transports motorisés privés, et augmente la consommation énergétique et les émissions polluantes.

D’autres projets envisagent même de passer du verdissement vertical à la ferme verticale, en développant une nouvelle forme d’agriculture urbaine pour nourrir les populations des villes. Mais, nous en parlerons dans un autre chapitre.

Quoi de mieux que d’illustrer ce chapitre en vous parlant du projet « 25 Verde » qui s’est développé en lieu et place d’une ancienne usine du quartier de San Salvarino à Turin même.

Après 5 ans d’efforts, l’ancienne usine des années 70 a fait place à un magnifique projet immobilier constitué d’uneforêt d’arbres en pot et des branches en poutres d’acier qui déguisent un immeuble de 5 étages. Conçu par le génial architecte Luciano Pia, 25 Verde, lie harmonieusement plantes et ciment dans une tentative d’échapper au béton urbain en intégrant de la vie dans la façade du bâtiment.

Mais ce bâtiment, n’est pas simplement une oasis verdoyante au milieu de la ville. Il répond à plusieurs objectifs :

-Le premier objectif de cet ensemble d’appartements insolites est d’offrir à ses résidents une protection contre la pollution urbaine.
Ainsi, la résidence de 63 appartements a été entourée de 150 arbres. La végétation peut ainsi absorber jusqu’à 200 000 litres de CO2 par heure aidant à éliminer les gaz nocifs causés par les voitures et les sons des rues animées de l’extérieur. Grâce à un ingénieux système d’énergie géothermale, l’eau de pluie est récupérée et acheminée vers les racines pour abreuver les arbres.

-En deuxième objectif, la résidence doit proposer des performances écologiques hors pair. La végétation crée un microclimat idéal à l’intérieur du bâtiment en protégeant des températures externes les plus extrêmes. L’été, les habitants peuvent rester au frais grâce aux épais feuillages et l’hiver venu, les arbres quittent leur verte parure pour laisser passer un maximum de lumière au sein des habitations. C’est non seulement bon pour le moral des occupant mais permet dans le même temps de réchauffer l’intérieur des appartements.

-En troisième objectif, les arbres agissent également comme un rempart contre les bruits environnants ce qui est avantage important lorsqu’on réside en centre-ville !

Pour autant très utiles, ces nouveaux projets architecturaux restent chers à développer et à rentabiliser. 1 an après la livraison de la résidence 25 verde, certains des appartements vendus plus chers que la moyenne, entre 4000 et 6000 euros du m2 n’avaient pas encore trouvé preneur.

Dans ce cas précis, il a fallu d’abord créer un espace naturel et de construire ensuite des appartements autour des espaces laissés. L’optimisation de l’espace foncier ne pas être une priorité.  C’est peut-être le prix à payer s’il l’on veut pouvoir retrouver nos liens ancestraux avec la nature en vivant dans des bâtiments entourés d’une « peau verte » et vivante.

Si l’homme moderne n’est pas encore prêt à quitter son mode de vie urbain pour retourner vivre dans la nature, peut-être que c’est à lui de l’inviter chez lui. (out-of-the-Box.fr)

Voir le reportage: https://www.youtube.com/watch?v=LX60JTgCGqE

Jvacca.

Sources: Echo-logis, Maison-monde.com, Wikipedia

Les communes luxembourgeoises existent, pour la plupart, dans leurs limites territoriales actuelles depuis la Révolution Française. Elles sont antérieures à la naissance même de l’État luxembourgeois qui existe, dans sa forme actuelle, depuis le Traité de Londres du 19 avril 1839.

Il y a aujourd’hui 105 communes au Grand-Duché de Luxembourg.

La Constitution confère aux communes l’autonomie communale, c’est-à-dire le pouvoir de gérer elles-mêmes, par leurs propres organes, leur territoire, leur patrimoine et leurs intérêts communaux. Les compétences communales se répartissent entre des attributions obligatoires et des missions facultatives.

Mais quelles sont ces attributions obligatoires ?

1- Organisation et administration de la commune: Règlements communaux , fixation des taxes, budgets……

2-Aménagement du territoire, logements et développement économique: établissement du projet d’aménagement général (PAG), règlement des batisses… 

3- Pouvoir réglementaire et de police : Maintien de l’ordre public, règlement de police communale, réquisition des forces de l’ordre…. 

4- Eau, canalisation et gestion des  déchets : Approvisionnement en eau potable, évacuation des eaux usées, collecte des ordures, gestion des déchets…

5- Voirie et circulation : Entretien de la voirie communale, signalisation, dénomination des routes, règlementation de la circulation….

6- Environnement: Lutte contre la pollution et le bruit, gestion des risques d’inondation……

7- Enseignement fondamental : Mise à disposition et entretien des bâtiments scolaires, établissement de l’organisation scolaire….

8- État civil: Gestion des actes d’Etat civil , tenue des registres d’Etat, gestion et tenue à jour des registres d’Etat civil…

9- Aide sociale : Chaque commune d’au moins 6000 habitants forme un office social et chaque commune de moins de 6000 habitants se regroupe avec d’autres communes pour former un office.

9- Inhumations – Lieux de sépulture :  Obligation d’avoir un cimetière, actes de décès, autorisations d’inhumation/exhumation…..

Sources et textes: http://www.cefis.lu

  
En tant que professionnels de l’immobilier, nous suivons avec grand intérêt les évolutions du marché de l’immobilier ainsi que les nouvelles tendances en matière de construction. Bien que le phénomène des micro-maisons reste marginal en Europe et presque inexistant au Luxembourg, il est indéniablement poussé par une certaine dynamique et commence à connaître un succès grandissant.

Que sont ces micro-maisons ? :
Appelées « tiny houses » en anglais, il s’agit de toutes petites maisons sans fondation entre 20 et 30m2 de surface habitable. Construites en bois, elles proposent tout le confort dans un espace réduit complètement optimisé. Ces maisons sont en général transportables par camion ou bien par remorque ce qui leur confère l’avantage d’être déplacées d’un terrain à un autre. Il existe maintenant des modèles plus grands qui proposent plus d’espace de vie et qui sont le plus souvent fixes mais toujours sans fondation. Ces logements peuvent être construits par soi-même ou bien achetés sur catalogue et livrés finis.  En France, avec près d’une soixantaine de fabricants, ces petites habitations mobiles, montées sur une remorque plateau, ont le vent en poupe.

Il faut compter entre 30.000 à 60.000 euros pour acquérir une de ces maisons à roulettes. Sachez toutefois qu’elles répondent à des règles strictes d’installation. Comme tout habitat roulant les micro-maisons doivent respecter les lois qui réglementent les caravanes. Le prix au mètre carré est supérieur à l’immobilier classique mais les dépenses d’entretien et les charges sont quasiment inexistante une fois la construction terminée et surtout requiert peu de terrain à acheter ou à louer.

D’où vient ce phénomène ?
Tout a commencé en 2005 après l’ouragan Katrina, et le mouvement s’est ensuite intensifié après la crise des subprimes en 2008. Le concept a pris de l’ampleur quand de nombreux propriétaires ont vu les banques se réapproprier leurs logements aux États-Unis. Le but était alors de pouvoir construire soi-même sa maison à bas coût.

Où en est ce phénomène ?
Aujourd’hui, les micro-maisons ne répondent plus simplement à un simple problème économique comme en 2005 mais à de véritables besoins de logement et de liberté. Tout d’abord, elles apportent peut-être la taille idéale à nos besoins de logement. Comme l’écrivait L’essentiel en juin 2018 à propos d’une étude d’Eurostat. « En 2016, 54,1% de la population vivaient dans un logement «trop grand», révèle une étude publiée par Eurostat, ce mardi. Le Grand-Duché se situe à la 6e place du classement, dominé par l’Irlande (70,6% de logements sous-occupés), Chypre (69,6%) et Malte (68,4%). » Dans l’Union européenne, plus d’une personne sur trois (34,8%) habite dans un appartement ou une maison qui possède plus de chambres que nécessaire.

Ensuite, l’idée d’une croissance intelligente, à faible coût, alliée à des situations de vie sur mesure prend de l’ampleur un peu partout. Mike Schmidt, le directeur du développement commercial pour l’Association de l’industrie des Tiny Homes (USA), pense que le moment est idéal. En effet, deux vagues démographiques sont en train de se croiser, les baby-boomers qui vont prendre leur retraite et la génération des « millennials » qui veut des logements flexibles, mobiles et sans dette.  Cette génération privilégie avant tout l’usage à la possession et se montre plus sensible au poids de l’image ainsi qu’à l’impact écologique de leur mode de vie.

Qu’en est-il du Luxembourg ?
Il existe peu d’initiative sur le sujet au Luxembourg et nous pensons que bien que le marché de l’immobilier soit très tendu avec une offre réduite de logements en face d’une demande importante; les micro-maisons ne devraient pas encore connaître un grand engouement dans l’immédiat. Une des raisons à cela réside dans le fait que le terrain reste rare et cher. Le niveau de vie élevé de la population fait aussi que ce marché ne trouve pas d’écho pour ce genre de logement.
Mais en sera-t-il toujours le cas dans le futur ?
Nous ne pouvons pas l’assurer car le phénomène répond aujourd’hui davantage à un style de vie ainsi qu’à des critères écologiques plutôt qu’à un simple critère économique. Les nouveaux arrivants au Luxembourg sont des « millennials » et sont sensibles à ces thèmes ; ils privilégient d’ailleurs déjà de petits logements en choisissant des collocations.
Ensuite parce qu’il est possible d’imaginer que des investisseurs aient l’idée d’acquérir du terrain au Luxembourg pour le louer à de multiples propriétaires de micro-maisons. L’investissement pourrait se révéler rentable étant donné le peu de place dont a besoin un micro-maison. Les terrains n’ont de surcroit pas besoin d’être viabilisés.

Il existe cependant une initiative locale de construction d’un village de micro-maisons et qui commence à faire parler d’elle. Il s’agit de laTiny House community au Luxembourg qui souhaite développer un village de micro-maisons au Luxembourg. Ils organisent des journées découverte afin de faire connaître leur initiative, comme la Tiny House open day qui aura lieu à la Kockelscheuer le 26 août prochain. Ils déclarent que de plus en plus de propriétaires de terrain sont ouverts à l’idée de louer de toutes petites parcelles à des propriétaires de micro-maisons.

Que peut-on en conclure ?
Il est indéniable qu’il s’agit là d’un mouvement de fond qui n’est pas éphémère. Ce mouvement est encore marginal certes, mais il prend de plus en plus d’importance en Europe. Il répond à la fois à une recherche de liberté, de mobilité, d’écologie, que de coût bas de logement. Il est clair que le manque de petite surface donne de nouvelles idées aux entrepreneurs et aux investisseurs. Encore inexistant au Luxembourg, (il existe une seule micro-maison au Luxembourg) il n’est pas exclu que ce concept réussisse à trouver son marché, d’une part parce qu’il pourrait s’avérer rentable de proposer de louer de toutes petites parcelles de son terrain mais également parce que se loger au Luxembourg devient de plus en plus difficile.     

Un chose est certaine, ces micro-maisons ne conviennent pas aux familles nombreuses ni à un style strictement sédentaire.

Jérome Vacca